Notre méthode
D'où viennent les données
Toutes les analyses viennent du contrôle sanitaire officiel de l'eau du robinet, organisé par les agences régionales de santé et publié chaque mois par le ministère chargé de la Santé sur data.gouv.fr, sous Licence ouverte. Nous ne réalisons aucune analyse nous-mêmes et ne modifions aucune valeur.
Sources complémentaires :
- la liste des communes desservies par chaque réseau, et le nom des secteurs : API Hub'eau « qualité de l'eau potable », issue de la même base ;
- les communes, codes postaux et populations : API Découpage administratif ;
- les restrictions sécheresse du jour : API VigiEau, interrogée à l'ouverture de chaque fiche ;
- le prix de l'eau : observatoire des services d'eau et d'assainissement (SISPEA), détaillé plus bas ;
- le niveau des nappes souterraines : banque ADES du BRGM, via Hub'Eau, détaillé plus bas ;
- le fond de carte et les contours des communes : IGN, Géoplateforme.
Ce que nous calculons
- Une fenêtre de douze mois, calée sur le dernier lot publié. Une fiche décrit l'état récent de l'eau, pas un cumul de dix ans.
- Les prélèvements représentatifs du réseau seulement. Les prélèvements réalisés au robinet d'un particulier pour le plomb, le cuivre ou le nickel sont écartés, comme le recommande le producteur des données : ils décrivent une installation privée, pas le réseau public.
- Par réseau : nombre de prélèvements, non-conformités aux limites de qualité, écarts aux références de qualité, verdict du dernier prélèvement, et pour quatre paramètres la dernière valeur, sa date et le maximum sur douze mois.
- Par commune : la carte et les tuiles de synthèse montrent la valeur la plus élevée parmi les réseaux qui desservent la commune. Le détail réseau par réseau, avec le secteur, est sur chaque fiche.
- Historique : moyenne annuelle de la dureté et des nitrates, maximum annuel des pesticides et des PFAS, depuis 2021.
Un résultat « inférieur au seuil de quantification » est affiché « non quantifié » et compté comme zéro.
Les quatre paramètres et leurs repères
| Paramètre | Repère | Nature |
|---|---|---|
| Nitrates | 50 mg/L | limite de qualité |
| Pesticides | 0,1 µg/L par substance, 0,5 µg/L pour le total | limites de qualité |
| PFAS (somme de 20) | 0,1 µg/L | limite de qualité |
| Calcaire (dureté) | 15, 25 et 35 °f | repères usuels, aucune limite réglementaire |
Les limites de qualité sont fixées par l'arrêté du 11 janvier 2007 modifié, pris en application du code de la santé publique.
Le prix de l'eau
Le prix vient de l'observatoire des services d'eau et d'assainissement (SISPEA, Office français de la biodiversité, Licence ouverte). Chaque collectivité y déclare chaque année le prix de son service. Nous reprenons deux indicateurs officiels : le prix de l'eau potable (D102.0) et celui de l'assainissement collectif (D204.0).
- Ce que comprend le prix : toutes taxes comprises, abonnement, redevances de l'agence de l'eau et TVA inclus, ramené au m³ pour une consommation de 120 m³ par an, la référence de l'INSEE pour un foyer.
- La date : l'exercice 2024 donne le prix au 1er janvier 2025. Il faut environ dix-huit mois pour que toutes les collectivités aient déclaré leurs chiffres.
- Le rattachement aux communes : le prix est celui d'un service, pas d'une commune. Nous le rattachons aux communes avec la liste officielle des communes de chaque service. Quand une commune a plusieurs secteurs, la fiche donne chaque tarif.
- Le prix total additionne l'eau potable et l'assainissement collectif. Il n'existe que pour les communes qui ont un service d'assainissement collectif.
- Les valeurs écartées : un prix inférieur à 0,30 € ou supérieur à 10 € le m³ est presque toujours une erreur de saisie. Nous ne l'affichons pas.
- La vérification : la plupart des chiffres sont publiés par les collectivités sans avoir encore été vérifiés par les services de l'État.
Les médianes de comparaison sont calculées sur les communes. Pour une commune à plusieurs tarifs, nous retenons la médiane de ses tarifs.
Le niveau des nappes
Les niveaux viennent des points de mesure des nappes souterraines (piézomètres) suivis par le BRGM et ses partenaires, réunis dans la banque nationale ADES et publiés par Hub'Eau, sous Licence ouverte.
- Le classement : le BRGM classe chaque mois les nappes de « très bas » à « très haut » avec l'indicateur piézométrique standardisé. Cet indicateur n'est pas publié en données ouvertes ; nous en reprenons le principe. Le niveau moyen du mois est comparé aux niveaux moyens des mêmes mois des années précédentes, et classé selon la part des années plus basses : moins de 10 % très bas, de 10 à 20 % bas, de 20 à 40 % modérément bas, de 40 à 60 % autour de la normale, de 60 à 80 % modérément haut, de 80 à 90 % haut, au-delà très haut.
- Les points retenus : ceux qui ont été mesurés ces derniers mois et qui ont au moins quinze ans de mesures pour le mois comparé, comme l'exige le BRGM pour son indicateur.
- Le mois : le dernier mois complet, ou le précédent quand le point n'a pas encore été relevé.
- Le rattachement aux communes : chaque fiche montre les deux points retenus les plus proches, à moins de 20 km. Un point mesure une nappe précise, pas forcément celle qui alimente le robinet de la commune.
- Les mesures écartées : celles que le producteur a qualifiées d'incorrectes.
Une nappe basse ne dit rien de la qualité de l'eau distribuée. Elle annonce des restrictions d'eau en été et fragilise les captages peu profonds.
Ce que les données ne disent pas
- Votre robinet : le contrôle sanitaire porte sur le réseau public. Les canalisations de votre logement peuvent modifier l'eau qui en sort.
- Les stations de production : les fichiers ouverts ne disent pas quels réseaux chaque station alimente. Nous montrons les stations situées sur la commune, sans affirmer qu'elles alimentent tel secteur.
- Le moment présent : les résultats sont publiés avec un à deux mois de décalage. En cas de problème en cours, la mairie et l'ARS informent directement la population.
Mise à jour
Les données sont reconstruites chaque mois, après la publication du nouveau lot par le ministère.